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Sommet de l'Elysée| sans justice, il n'y aura ni paix ni sécurité en Afrique

By : Palabre-Infos
France-Afrique
Fort de son action militaire et diplomatique au Mali, François Hollande avait été le seul chef d’Etat occidental à être convié au sommet de l’Union africaine pour ses cinquante ans en mai dernier. Il en avait profité pour pousser son avantage diplomatique en invitant tous les pays africains à Paris fin 2013 pour un sommet sur la «paix et la sécurité», un thème sur lequel la France s’estime légitime au vu de son action au Mali. Ce «sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique» se tient les 6 et 7 décembre 2013 à Paris.
Le président français prolonge ainsi la tradition des sommets France-Afrique, même si la terminologie change. En mai dernier, lorsqu’il a été décidé, ce sommet devait se tenir sous co-présidence française et... égyptienne. Le président déchu Mohamed Morsi devait effectuer à cette occasion une visite officielle en France. Il n’en est évidemment plus question. La «paix» et la «sécurité» ne caractérisent pas franchement l’Egypte du général Sissi, sans compter que son pays est suspendu de l’Union africaine. Depuis, la France a élargi les thématiques du sommet au «climat» et au «développement économique», des thématiques moins conflictuelles pour la plupart des pays invités.
Mais avec l’actualité en Centrafrique, où les crimes se multiplient dans un chaos à peine descriptible, au Mali où la menace terroriste, qui a récemment emporté Ghislaine Dupont et Claude Verlon, persiste, en Libye où les milices refusent d’obéir au pouvoir central, c’est bien sûr le thème «paix et sécurité» qui retiendra l’attention des observateurs. Sans oublier la Côte d’Ivoire où la situation est loin d’être stabilisée et où les ressentiments sont encore très forts.
Des interventions pour protéger les civils
Dans les quatre pays cités, la France s’est placée en première ligne dans des situations et des cadres juridiques très différents, qui rendent peu pertinentes les accusations généralisatrices d’«interventionnisme militaire français en Afrique» mais qui n’empêchent pas de s’interroger sur l’efficacité de la stratégie poursuivie par notre pays.
En Côte d’Ivoire, les militaires français ont appuyé une mission onusienne puis participé à chasser du pouvoir Laurent Gbagbo qui avait été battu dans les urnes. En Libye, on peut s’interroger sur le fait que l’Otan, dont la France, a outrepassé son mandat onusien, mais on ne peut nier que les Libyens engagés dans leur révolution souhaitaient être protégés contre la violence brutale de leur «Guide». Au Mali, on peut regretter que la France ait dû intervenir précipitamment alors qu’une opération onusienne se préparait, mais il est probable que l’intervention a évité que les groupes islamistes et djihadistes imposent leurs lois abusives au-delà du nord du pays qu’ils contrôlaient alors. Enfin, en Centrafrique, la France, en appui aux forces africaines présentes dans le pays, reste à très court terme le seul pays en mesure de contribuer à l’arrêt des violences contre les civils.
Mais ces constats doivent s’accompagner d’une réflexion approfondie sur la manière de garantir à moyen et long terme la paix et la stabilité. Celles-ci ne sont possibles qu’à la condition expresse que l’état de droit progresse et que les autorités politiques acceptent que la justice fasse son travail et assure une lutte impartiale contre l’impunité.
Le problème de l'impunité
Un poète jésuite uruguayen, Luis Pérez Aguirre, avait dit au sujet de la réconciliation dans son pays après la fin de la dictature militaire: «Je veux bien pardonner, mais je veux savoir à qui pardonner.»
Cette phrase est universelle. Sans enquête, sans justice, il est impossible pour les victimes ou leurs proches de tourner la page et de ne pas chercher vengeance. Sans justice, il est aussi impossible pour les autorités de rétablir l’état de droit. Enfin, pour les auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, l’impunité les conforte dans leur stratégie de violence pour conquérir ou garder le pouvoir et entraîner ainsi leur pays dans un nouveau cycle mortel.
Si l’on accorde l’impunité à ceux qui sont impliqués dans les crimes d'hier, qu’est-ce qui les empêcherait de commettre d'autres actes de violence non seulement politiques, mais aussi économiques –extorsion et détournement de fonds– qui minent la stabilité et le développement économique de leurs pays?
C’est sur la mise en œuvre de justices transitionnelles que la France est, à notre sens, trop peu insistante, et trop peu en soutien des pays africains, comme le Malawi, le Sénégal ou le Botswana qui portent haut et fort le discours contre l’impunité, y compris celle des chefs d’Etat.
Au Mali, la réconciliation ne pourra se faire si seuls les islamistes sont poursuivis. Des membres de l’armée ainsi que des séparatistes touareg, qui ont travaillé avec la France lors de l'intervention, ont commis des crimes et devraient être activement poursuivis. En Libye, la France reste silencieuse tandis que Saïf al-Islam Kadhafi n’a toujours pas été remis à la Cour pénale internationale (CPI) alors que celle-ci exige son transfèrement. En Côte d’Ivoire, François Hollande n’a jamais parlé publiquement du fait que, depuis qu'Alassane Ouattara a été élu président, seuls des membres du camp Gbagbo ont été arrêtés et mis en examen pour des crimes commis pendant la crise postélectorale, alors que plusieurs de ses propres chefs militaires ont aussi été impliqués dans des atrocités.
L'indispensable justice
François Hollande et les chefs d’Etat africains attachés à la justice devraient profiter du sommet dit «de l’Elysée» pour afficher leur conviction en faveur de la justice et de l’état de droit. Tous devraient saluer la détermination du Sénégal à juger devant une cour africaine l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré.
De l’autre côté du continent, au Kenya, où de graves violences ont eu lieu en 2008, un récent sondage montre que 67% des Kényans souhaitent que leur président élu, Uhuru Kenyatta –un des acteurs clé de la crise de 2008– participe à son procès devant la CPI. A l’heure où, sous la pression du Kenya, du Rwanda et de l’Ouganda, l’Union africaine réclame que la CPI cesse ses poursuites contre le président et le vice-président kényans et tout autre chef d’état en exercice, il est essentiel que la France réaffirme son soutien à la justice, nationale et internationale, cette dernière n’étant appelée à agir qu’en cas de défaillance des justices nationales.
Une chose est certaine: tout discours prononcé lors de ce sommet en faveur de la justice sera bien accueilli par les victimes africaines et les citoyens. Plus largement, la France se doit d’afficher lors de ce sommet un soutien déterminé aux défenseurs des droits humains et aux sociétés civiles en Afrique.

Source: HRW

Espionnage| Le top 10 des pays africains les plus espionnés par les USA

By : Palabre-Infos
(AgenceEcofin) - L’Afrique n’a pas été épargnée par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism. Ce dernier est destiné à collecter les données en ligne des gouvernements, des entreprises et des particuliers du monde entier – hormis ceux des Etats-Unis – et est associé au logiciel Boundless Informant qui permet d’analyser de manière précise et détaillée ces données
Ces programmes ont été dévoilés par l’ancien consultant de la NSA (National Security Agency), l’agence nationale de sécurité américaine chargée du renseignement, Edward Snowden, qui s’est confié au Guardian et Washington Post en juin dernier. Ils montrent aux yeux du monde comment les Etats-Unis espionnent l’Internet et certains réseaux de téléphonie. Depuis 2007, le programme Prism collecte les mails, les fichiers, les photos, les communications audio ou vidéo, toutes les informations transitant via le web. Les entreprises espionnées étant Microsoft, Google, Facebook, Skype, Yahoo !, YouTube, Paltalk, Aol et Apple.
A titre illustratif, pour le seul mois de mars 2013, la NSA a analysé 97 milliards d’informations avec Boundless Informant. Les cinq pays les plus surveillés étant l’Iran (14 milliards d’informations recueillies), le Pakistan (13,5 milliards d’informations recueillies), la Jordanie (12,7 milliards d’informations recueillies), l’Egypte (7,6 milliards d’informations recueillies) et l’Inde (6,3 milliards d’informations recueillies). Plus encore, les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères à Washington étaient écoutées, car des microphones y étaient installés.
Rang
Pays
1er
Egypte
2e
Kenya
3e
Libye
4e
Tanzanie
5e
Somalie
6e
Algérie
7e
Soudan
8e
Ouganda
9e
RD Congo
10e
Zimbabwe
Les 10 pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis
L’Egypte occupe donc le quatrième rang mondial et le premier rang des pays africains les plus surveillés par les Etats-Unis, plus espionnée que la France.
Elle est suivie par le Kenya, espionné au même titre que l’Allemagne. Vient ensuite l’Algérie espionnée au même titre que la Turquie. La Tanzanie (pays dans lequel le président Barack Obama s’est rendu le 1er juillet 2013), la Somalie, l’Algérie, le Soudan et l’Ouganda suivent et sont aussi surveillés par les Etats-Unis, au même degré de surveillance que la France. Les deux derniers sont la RD Congo et le Zimbabwe.
Pendant sa récente tournée africaine (Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie), Barack Obama a pourtant déclaré, lors d’une conférence de presse en Tanzanie, que son pays voulait être le véritable partenaire de l’Afrique. « Je l'ai dit à travers l'Afrique, nous envisageons un nouveau modèle qui ne soit plus seulement basé sur l'aide et l'assistance mais sur le commerce et le partenariat », a-t-il déclaré. « Le but ultime, a poursuivi le président américain, est que les Africains construisent l'Afrique, pour les Africains. Et notre travail est d'être un partenaire dans ce processus, et la Tanzanie a été un de nos meilleurs partenaires ». Des partenaires qu’on espionne, dirait-on.
Réponse d’Obama
Au sujet des révélations d’Edward Snowden relayées par The Guardian et le Washington Post, Barack Obama ne s’est pas encore clairement expliqué aux Européens, qui, excédés, lui ont demandé des explications pressantes. Réagissant depuis Dar es Salam en Tanzanie où il était en visite le 1er juillet dernier, Obama a promis que les Etats-Unis fourniront à leurs alliés européens toutes les « informations » qu'ils réclament sur les activités d'espionnage électronique dont est accusée la NSA contre leurs représentations à Washington et à l'Onu. D’après le président américain, Washington continue « d'évaluer » le contenu d'articles de presse et les documents fournis par l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden. Par la suite, les Etats-Unis « communiqueront de manière appropriée avec leurs alliés ». « Quand nous aurons une réponse, nous ferons en sorte de fournir toutes les informations voulues par nos alliés », a assuré Barack Obama, qui estime cependant que les pays vont toujours chercher l’information au-delà de ce qui est présenté dans la presse.
Mais déjà, la Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui coordonne les activités des 17 agences de renseignement américaines, dont la NSA, avait indiqué que les Etats-Unis « répondront de façon appropriée » à l'UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, premier officiel américain à réagir sur ce sujet, a d’ailleurs minimisé le sujet. « Je dirais que chaque pays dans le monde qui est impliqué dans les affaires internationales, de sécurité nationale, exerce de nombreuses activités afin de protéger sa sécurité nationale et toutes sortes d’informations qui peuvent y contribuer », a-t-il déclaré.
Au moment où les gouvernements européens exigent des explications des Etats-Unis, les gouvernements africains, eux, restent encore muets face à ces révélations.

Par Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom No 63

Discours de Dakar| La fin de la Françafrique, le fromage «hollandais» !

By : Palabre-Infos
Le Président français, François Hollande a clamé sa volonté -on aurait voulu que cela soit une détermination- «de renouveler la relation entre la France et l’Afrique», car pour lui, «le temps de la Françafrique est révolu». Pour le 2e président socialiste du pays de Marianne,  «il y a la France et il y a l’Afrique.

Barack Obama| Son Bilan pour la paix entre Israël et Palestine

By : Palabre-Infos

Le 20 septembre prochain, le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, déposera une demande pour que l’ONU reconnaisse la Palestine comme un État membre de l’organisation. Les Palestiniens n’en peuvent plus des négociations avec Israël dont les débouchés pour une entente de paix semblent à chaque fois être reportés.

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