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Guinée| le diagnostic détaillé du FMI
By : Palabre-Infos
Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite
Harry Snoek qui a séjourné à Conakry du 7 au 22 février 2013 pour mener
les discussions sur la deuxième revue du programme appuyé par un accord
du FMI au titre de la Facilité élargie de crédit a délivré son analyse
et préconisé des recommandations.
Situation de l’économie en 2012
En
2012, l’économie guinéenne a continué de croitre à un bon rythme, bien
qu’inférieur aux prévisions, en raison de difficultés dans le secteur
minier. L’inflation a poursuivi sa tendance baissière en 2012 pour se
situer juste en dessous de 13 % (en glissement annuel) en décembre. Ce
bon résultat s’explique par la vigueur des politiques budgétaire et
monétaire. Les recettes publiques ont augmenté plus que prévu grâce à un
meilleur recouvrement et en dépit du manque à gagner considérable sur
la fiscalité pétrolière. Les dépenses ont été tout à fait conformes aux
objectifs budgétaires. Le financement bancaire du budget a été inférieur
aux prévisions du programme et les liquidités excédentaires au sein de
l’économie ont diminué. À une exception près, les critères de
réalisation quantitatifs prévus par l’accord FEC pour fin décembre ont
été observés.
Adoption d’une nouvelle loi de finances publiques
La
mission salue l’adoption de la nouvelle loi organique relative aux lois
de finances et du décret portant Règlement Général de Gestion
Budgétaire et de la Comptabilité Publique qui ont bénéficié de
l’assistance technique du FMI et d’autres bailleurs de fonds.
Contrats miniers
Les
retards dans la finalisation des amendements au nouveau code minier et
dans l’adoption des textes d’application y afférents s’expliquent en
partie par les consultations très intenses menées avec les parties
prenantes. Cette importante réforme devrait être achevée le plus
rapidement possible.
La
mission souhaite saisir l’occasion pour féliciter les autorités de la
récente publication de tous les contrats miniers sur le site internet du
Comité technique de revue des titres et conventions miniers.
Lettre de politique d’investissement privé
La
mission recommande aux autorités de mettre rapidement en œuvre la
réforme projetée du code des investissements, en commençant par
l’adoption de la Lettre de politique d’investissement privé, qui énonce
les bases des autres mesures envisagées en 2013, pour faire en sorte que
la Guinée attire davantage d’investisseurs.
Electricité de Guinée (EDG)
En
outre, il faudra rapidement renforcer la gouvernance et la situation
financière de l’entreprise électrique EDG pour maitriser les
subventions.
Négociations salariales
La
mission encourage les autorités, les syndicats et les organisations
patronales à définir un cadre de consultation à moyen terme applicable
aux négociations salariales, en tenant compte du souci de stabilité
macroéconomique et de viabilité budgétaire.
Perspectives et priorités 2013
Les
perspectives pour 2013 sont bonnes, bien que la croissance réelle
pourrait être légèrement inférieure à la projection initiale de 5 % en
raison du ralentissement des investissements dans le secteur minier. Les
autorités visent toujours une baisse continue de l’inflation, en
dessous de 10 % d’ici la fin 2013. Cependant, la nette augmentation des
traitements des agents de la fonction publique convenue en décembre 2012
présente certains risques pour ces objectifs.
Le
gouvernement entend poursuivre son programme de réformes, en insistant
sur les priorités que sont la gestion des finances publiques et
l’administration fiscale, l’achèvement du travail législatif relatif au
secteur minier, la revue des titres et conventions miniers, les réformes
des secteurs électrique et agricole et l’amélioration du climat des
affaires.
Le
gouvernement entend en outre accélérer la réforme de la fonction
publique, en s’appuyant sur le recensement biométrique qui vient de
commencer et sur le plan d’action du Haut Commissariat à la réforme de
l’État.
Source: Agence Ecofin
AFRIQUE| L’attractivité de l’Afrique commence à s’exercer sur la jeunesse
By : Palabre-Infos
De
plus en plus de jeunes Africains envisagent leurs études en Afrique, ou
projettent de revenir en Afrique après leurs études à l’étranger. Mais
ils ne sont plus les seuls à envisager une carrière sur ce continent.
Aujourd’hui, par exemple, des milliers de jeunes Portugais partent
tenter leur chance en Angola ou au Mozambique.
Il
faut dire qu’aujourd’hui, sur les 10 économies les plus dynamiques au
monde, sept sont africaines selon le FMI et la Banque mondiale qui
notent que le taux de rétention des travailleurs africains formés ne
cesse de croître : le Nigeria, jadis fui par ses étudiants, est passé de
la 112eme place à la 48eme place mondiale. Le Ghana qui figurait en 125eme position est passé en quelques années à la 53eme place. Voice of America
cite un sondage effectué sur les jeunes Africains étudiant la gestion
d’entreprise dans les principales universités américaines et
européennes : 70% d’entre eux déclarent leur intention de regagner
l’Afrique après leur diplôme.
Une
tendance apparaît également en faveur de la formation en Afrique
elle-même. Les nouvelles technologies bouleversent la donne et
permettent aux universités africaines de dispenser des enseignements de
plus en plus qualitatifs.
L’Ile
Maurice se positionne sur ce gigantesque marché naissant de l’éducation
en Afrique. Elle ouvrira bientôt une université francophone,
l’Université des Mascareignes, qui viendra compléter les trois
universités anglophones du pays. Cette université formera des étudiants
africains selon le système européen Licence-Master-Doctorat, en
ingénierie et développement durable (IDD), aux technologies de
l’information et de la communication (TIC), ainsi qu’en économie et
gestion (EG). Elle débutera dès cette année avec 900 étudiants pour
atteindre rapidement les 2000 inscrits.
Le
mois passé, l’Ile Maurice annonçait également la création de l’Institut
africain de formation (ATI) qui vise à former des fonctionnaires
capables de formuler et de mettre en œuvre des politiques
macro-économiques et financières efficaces en Afrique subsaharienne.
Dans le même temps Microsoft annonçait le lancement de son initiative Microsoft 4Afrika qui vise « à mettre des dispositifs intelligents dans les mains de la jeunesse africaine »,
tels que la mise en ligne d’1 million de PME africaines ou la formation
de 100 000 personnes à l’utilisation optimale des TIC. L’initiative
ambitionne également d’accompagner 100 000 jeunes diplômés afin de
développer leurs compétences et favoriser leur insertion
professionnelle.
« L’Afrique
sera la prochaine région motrice du monde. Forte de l’une des
croissances les plus rapides du monde, d’une main d’œuvre de plus en
plus qualifiée, d’un milliard d’habitants, d’un secteur privé ambitieux
et d’un climat des affaires en amélioration constante, son potentiel est
immense. » affirmait HEC Paris, en juin dernier, en ouverture de son colloque intitulé « Pour un leadership africain »
Guinée| Le gouvernement se retracte sur un contrat de 25 millions de dollars
By : Palabre-Infos
Le gouvernement guinéen par la
voix de son ministre de l’Economie et des Finances, Kerfalla Yansané, a
annoncé lundi l’annulation du contrat de 25 millions de dollars qui
liait Palladino, une société sud-africaine à l’Etat guinéen. Un contrat
qui avait été signé dans la plus grande opacité et qui a été mis à nu
par le très respecté journal anglais The Sunday Times.
L’affaire avait fait grand bruit en Guinée suite à la publication de l’article dans The Sunday Times
et qui a été massivement repris par la presse guinéenne faisant la
révélation d’un accord opaque de contrat "léonin" de 25 millions de
dollars entre le gouvernement guinéen et une société sud-africaine,
Palladino.
« Le contrat de 25 millions de dollars liant la société Palladino, de
droit sud-africain, à la Guinée a été annulé et le montant en jeu
restitué à ladite société », a indiqué le ministre des Finances, Kerfalla Yansané, à l’occasion d’un atelier sur les perspectives
économiques régionales en 2012 organisé par le Représentant résident du
Fonds Monétaire International (FMI).
Selon le ministre guinéen des Finances, Kerfalla Yansané, la décision
a été prise à l’issue d’un conseil des ministres extraordinaire. Dans
cette même logique, le ministre a précisé que le président de la
République, le Pr. Alpha Condé a donné instruction au ministre des
Mines et de la Géologie, Mohamed Lamine Fofana de rendre publique une
communication autour de cette affaire pour éclairer la lanterne des uns
et des autres.
Source: AfriK.com (à visiter)







