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L’Allemagne va-t-elle reconnaître le génocide en Namibie?

By : Palabre-Infos
L'un des 20 crânes de guerriers hereros et namas, exposé lors d'une cérémonie à l'hôpital de la Charité de Berlin, le 30 septembre 2011. REUTERS/Tobias Schwarz
Cent ans après son retrait de sa colonie qui deviendra plus tard la Namibie, les crimes commis par l’Allemagne sur place contre les peuples herero et nama au début du 21e siècle sont actuellement au cœur d’une discussion autour de la reconnaissance de ce qui est considéré comme le premier génocide de l’ère moderne.

Sommet de l'Elysée| sans justice, il n'y aura ni paix ni sécurité en Afrique

By : Palabre-Infos
France-Afrique
Fort de son action militaire et diplomatique au Mali, François Hollande avait été le seul chef d’Etat occidental à être convié au sommet de l’Union africaine pour ses cinquante ans en mai dernier. Il en avait profité pour pousser son avantage diplomatique en invitant tous les pays africains à Paris fin 2013 pour un sommet sur la «paix et la sécurité», un thème sur lequel la France s’estime légitime au vu de son action au Mali. Ce «sommet de l'Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique» se tient les 6 et 7 décembre 2013 à Paris.
Le président français prolonge ainsi la tradition des sommets France-Afrique, même si la terminologie change. En mai dernier, lorsqu’il a été décidé, ce sommet devait se tenir sous co-présidence française et... égyptienne. Le président déchu Mohamed Morsi devait effectuer à cette occasion une visite officielle en France. Il n’en est évidemment plus question. La «paix» et la «sécurité» ne caractérisent pas franchement l’Egypte du général Sissi, sans compter que son pays est suspendu de l’Union africaine. Depuis, la France a élargi les thématiques du sommet au «climat» et au «développement économique», des thématiques moins conflictuelles pour la plupart des pays invités.
Mais avec l’actualité en Centrafrique, où les crimes se multiplient dans un chaos à peine descriptible, au Mali où la menace terroriste, qui a récemment emporté Ghislaine Dupont et Claude Verlon, persiste, en Libye où les milices refusent d’obéir au pouvoir central, c’est bien sûr le thème «paix et sécurité» qui retiendra l’attention des observateurs. Sans oublier la Côte d’Ivoire où la situation est loin d’être stabilisée et où les ressentiments sont encore très forts.
Des interventions pour protéger les civils
Dans les quatre pays cités, la France s’est placée en première ligne dans des situations et des cadres juridiques très différents, qui rendent peu pertinentes les accusations généralisatrices d’«interventionnisme militaire français en Afrique» mais qui n’empêchent pas de s’interroger sur l’efficacité de la stratégie poursuivie par notre pays.
En Côte d’Ivoire, les militaires français ont appuyé une mission onusienne puis participé à chasser du pouvoir Laurent Gbagbo qui avait été battu dans les urnes. En Libye, on peut s’interroger sur le fait que l’Otan, dont la France, a outrepassé son mandat onusien, mais on ne peut nier que les Libyens engagés dans leur révolution souhaitaient être protégés contre la violence brutale de leur «Guide». Au Mali, on peut regretter que la France ait dû intervenir précipitamment alors qu’une opération onusienne se préparait, mais il est probable que l’intervention a évité que les groupes islamistes et djihadistes imposent leurs lois abusives au-delà du nord du pays qu’ils contrôlaient alors. Enfin, en Centrafrique, la France, en appui aux forces africaines présentes dans le pays, reste à très court terme le seul pays en mesure de contribuer à l’arrêt des violences contre les civils.
Mais ces constats doivent s’accompagner d’une réflexion approfondie sur la manière de garantir à moyen et long terme la paix et la stabilité. Celles-ci ne sont possibles qu’à la condition expresse que l’état de droit progresse et que les autorités politiques acceptent que la justice fasse son travail et assure une lutte impartiale contre l’impunité.
Le problème de l'impunité
Un poète jésuite uruguayen, Luis Pérez Aguirre, avait dit au sujet de la réconciliation dans son pays après la fin de la dictature militaire: «Je veux bien pardonner, mais je veux savoir à qui pardonner.»
Cette phrase est universelle. Sans enquête, sans justice, il est impossible pour les victimes ou leurs proches de tourner la page et de ne pas chercher vengeance. Sans justice, il est aussi impossible pour les autorités de rétablir l’état de droit. Enfin, pour les auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, l’impunité les conforte dans leur stratégie de violence pour conquérir ou garder le pouvoir et entraîner ainsi leur pays dans un nouveau cycle mortel.
Si l’on accorde l’impunité à ceux qui sont impliqués dans les crimes d'hier, qu’est-ce qui les empêcherait de commettre d'autres actes de violence non seulement politiques, mais aussi économiques –extorsion et détournement de fonds– qui minent la stabilité et le développement économique de leurs pays?
C’est sur la mise en œuvre de justices transitionnelles que la France est, à notre sens, trop peu insistante, et trop peu en soutien des pays africains, comme le Malawi, le Sénégal ou le Botswana qui portent haut et fort le discours contre l’impunité, y compris celle des chefs d’Etat.
Au Mali, la réconciliation ne pourra se faire si seuls les islamistes sont poursuivis. Des membres de l’armée ainsi que des séparatistes touareg, qui ont travaillé avec la France lors de l'intervention, ont commis des crimes et devraient être activement poursuivis. En Libye, la France reste silencieuse tandis que Saïf al-Islam Kadhafi n’a toujours pas été remis à la Cour pénale internationale (CPI) alors que celle-ci exige son transfèrement. En Côte d’Ivoire, François Hollande n’a jamais parlé publiquement du fait que, depuis qu'Alassane Ouattara a été élu président, seuls des membres du camp Gbagbo ont été arrêtés et mis en examen pour des crimes commis pendant la crise postélectorale, alors que plusieurs de ses propres chefs militaires ont aussi été impliqués dans des atrocités.
L'indispensable justice
François Hollande et les chefs d’Etat africains attachés à la justice devraient profiter du sommet dit «de l’Elysée» pour afficher leur conviction en faveur de la justice et de l’état de droit. Tous devraient saluer la détermination du Sénégal à juger devant une cour africaine l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré.
De l’autre côté du continent, au Kenya, où de graves violences ont eu lieu en 2008, un récent sondage montre que 67% des Kényans souhaitent que leur président élu, Uhuru Kenyatta –un des acteurs clé de la crise de 2008– participe à son procès devant la CPI. A l’heure où, sous la pression du Kenya, du Rwanda et de l’Ouganda, l’Union africaine réclame que la CPI cesse ses poursuites contre le président et le vice-président kényans et tout autre chef d’état en exercice, il est essentiel que la France réaffirme son soutien à la justice, nationale et internationale, cette dernière n’étant appelée à agir qu’en cas de défaillance des justices nationales.
Une chose est certaine: tout discours prononcé lors de ce sommet en faveur de la justice sera bien accueilli par les victimes africaines et les citoyens. Plus largement, la France se doit d’afficher lors de ce sommet un soutien déterminé aux défenseurs des droits humains et aux sociétés civiles en Afrique.

Source: HRW

Racisme et agression| le parcours du combattant de l’étudiant africain en Ukraine

By : Palabre-Infos
Source: http://observers.france24.com
L’Ukraine devait être leur eldorado, mais leur quotidien relève plutôt du parcours du combattant : intimidations, insultes et agressions constituent le quotidien des étudiants africains, partis chercher un diplôme en Europe.

INVESTISSEMENT| La France veut attirer 1000 décisions d’investissements / an d'ici 2017

By : Palabre-Infos
Avec 20 000 entreprises étrangères sur son sol et 700 décisions nouvelles d’investissements étrangers créateurs d’emplois par an, la France est une destination de premier ordre pour les investissements directs étrangers.
D'ici à 2017, la France se fixe un objectif de 1000 décisions d'investissement ciblant annuellement la France, et l’accueil, chaque année, de 300 entreprises non encore implantées sur le territoire. Dans un environnement mondial caractérisé par une mobilité croissante du capital international et des talents et par une concurrence renforcée entre les économies, le gouvernement français souhaite consolider la place de « leader » de la France en Europe pour les investissements industriels et améliorer sa performance concernant les autres investissements créateurs de valeur. 

FRANCE| DSK aurait été un meilleur président que François Hollande

By : Palabre-Infos
L'avocat qui a plaidé lundi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris portait un nom digne d'un roman de Charles Dickens. Me Christophe Bigot était venu défendre une auteure qui a fait des révélations sur un homme puissant. “Peut-être qu'il est indifférent qu'un président de la République passe ses soirées dans des boîtes échangistes. Mais c'est une question qui mérite d'être posée”, a déclaré l'avocat. Le chef d'Etat en question n'est pas François Hollande, qui n'a certainement jamais les pieds dans une boîte échangiste, mais Dominique Strauss-Kahn, le sulfureux candidat à la présidentielle.

SOCIETE| Décès de Stephane Hessel: les réactions

By : Palabre-Infos
Stephane Hessel [20 octobre 1917 - 27 Février 2013]
"Stéphane Hessel était l'un des plus grands défenseurs des droits de l'homme, de la tolérance et de la compréhension mutuelle du 20e siècle. La force et la clarté de sa vision de la dignité inhérente à chaque femme et à chaque homme restent une source d'inspiration pour nous tous aujourd'hui »
 [...]
«Avec la disparation de Stéphane Hessel, le monde a perdu l'une de ses voix les plus fortes et les plus gracieuses en faveur des droits de l'homme et un de ses plus ardents défenseurs de la paix et des causes des Nations Unies - en ces temps difficiles, son héritage et son message restent plus puissants et plus pertinents que jamais ». 

GUERRE AU MALI| l'Allemagne approuve le déploiement de 330 soldats la Russie dit non à la MEUE

By : Palabre-Infos
Le gouvernement allemand a approuvé mardi le déploiement de 330 soldats au Mali pour une mission d'entrainement et de soutien logistique à la mission française dans le pays ouest-africain.

Le cabinet de la chancelière allemande Angela Merkel s'est réuni mardi matin, approuvant deux mandats séparés, y compris l'envoi d'un maximum de 180 soldats pour la Mission d'entrainement de l'Union européenne (MEUE) et l'envoi de 150 soldats pour renforcer le soutien logistique des troupes françaises et africaines contre les rebelles islamistes au Mali

France| Exclavagisme: Charlote 14-15 ans achetée 4500 euros en Côte d'ivoire

By : Palabre-Infos
La jeune fille, une Ivoirienne de 14 ou 15 ans qui se fait appeler Charlotte, s'est rendue mardi au commissariat de Cavaillon (Vaucluse) pour se plaindre de violences, a indiqué le procureur de la République à Avignon, Bernard Marchal. L'adolescente a expliqué qu'on l'avait fait venir en France pour servir de domestique à un couple composé d'un Ivoirien et d'une Française, parents de jeunes enfants et résidant à Cavaillon.

Afrique| terre de dispute entre les Etats-unis, la Chine et l'Europe

By : Palabre-Infos
Les pays européens sont peu à peu évincés de l’Afrique par les pays émergents, Chine en tête. Si l’Europe tient à jouer encore un rôle significatif dans la région, elle ferait bien de suivre l’exemple de Pékin ou Brasilia et de faire prévaloir les affaires sur son sentiment de culpabilité. 

Alimentation| De la viande de cheval pour les pauvres d'Europe

By : Palabre-Infos
Le scandale de la viande de cheval a pris une dimension européenne. Or pendant que les pays européens se rejettent la faute, le problème sous-jascent, lui, demeure : en raison de la crise économique, les familles à faibles revenus achètent de plus en plus de la viande à bas prix.

POLITIQUE| Moncef Marzouki fait pleurer le Parlement européen

By : Palabre-Infos
Le président tunisien Moncef Marzouki a ému aux larmes le Parlement européen en prononçant un discours d’anthologie en faveur de la démocratie.
Daniel Cohn-Bendit en pleurs, est resté muet de stupeur, partageant son émotion avec son adversaire, le chef de file des conservateurs Joseph Daul, les yeux rouges, le mouchoir essuyant les larmes.

Pêche illicite| La Guinée sous le collimateur de l'Union européenne

By : Palabre-Infos
La Commission lance un avertissement aux pays tiers pour l’insuffisance des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite.
La Commission européenne a renforcé son action de lutte contre la pêche illicite au niveau mondial en mettant en garde huit pays tiers qu’ils risquaient d’être recensés comme pays qu'elle considère comme non coopérants dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). 
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Lutte contre la corruption en Guinée : ‘’The Guardian’’ s’interroge sur le rôle de l’Occident

By : Palabre-Infos
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Dans le secteur des ressources naturelles, les dirigeants démocratiquement élus en Afrique sont en train de lutter contre la corruption. Mais, par des moyens divers, la corruption revient toujours. Ceux qui sont visés par les investigations paient chers pour poursuivre et réduire au silence (les acteurs gênants), ils paient très chers les gourous des relations publiques pour tordre (la vérité) et se disent victimes de diffamation.

FRANCE| Un ex-ministre placé en garde à vue pour violences conjugales

By : Palabre-Infos
JUSTICE - L'ancien ministre et ex-député UMP Eric Raoult (Photo), maire du Raincy (Seine-Saint-Denis), a été placé en garde à vue mercredi 10 octobre au matin dans le cadre d'une enquête pour violences conjugales, a-t-on appris de source proche de l'enquête, confirmant une information d'Europe 1.
L'élu quinquagénaire, qui a perdu aux dernières législatives le poste de député qu'il occupait depuis 2002, est entendu dans cette enquête ouverte après que sa femme, Corinne Raoult, qui était également son assistante parlementaire et dont il est séparé, a déposé plusieurs plaintes à son encontre. "Je suis à l'hôtel de police, pour l'instant j'ai juste été entendu", a indiqué Eric Raoult, contacté par 20minutes.fr. L'élu confirme qu'une plainte a été déposée à son encontre.
"J'ai répondu à des questions (...) au sujet de reproches qui me sont faits par mon épouse", a encore déclaré Eric Raoult, joint par téléphone par l'AFP, affirmant que la fin de son audition était imminente. Eric Raoult, 57 ans, a été placé en garde à vue dans les locaux de la Sûreté territoriale à Bobigny, a encore indiqué la source proche de l'enquête.
Une plainte déposée la veille de son malaise
L'ancien ministre connaît des problèmes de santé depuis quelques temps, qui lui ont valu d'être hospitalisé pendant plusieurs jours en juin après un AVC. La plainte a été déposée le 22 juin, la veille de son malaise. "Je mets plutôt ça sur le compte des résultats électoraux du mois de juin", estime-t-il, cité par 20minutes.fr.
En février 2009, Corrine Raoult racontait à L'Express sa première rencontre avec celui qui deviendra son mari en 2002. "C'était au conseil national du RPR, en 1998. En voyant Eric en vrai pour la première fois, j'ai trouvé qu'il avait un sourire magnifique et... quelques kilos en trop!", indique-t-elle. "Je n'ai pas sur lui l'influence que certains me prêtent. Si je lui demandais une place en crèche pour quelqu'un, il me rirait au nez", dit-elle encore. "Cette militante dans l'âme admet volontiers un tempérament aussi volcanique que celui de son mari", écrivait L'Express.
Ce fidèle de Jacques Chirac avait été son ministre de la Ville et de l'Intégration (1995-97), un domaine dont il a fait sa spécialité. Il a effectué toute sa carrière politique en Seine-Saint-Denis et est depuis 1995 maire du Raincy, commune cossue dans un département pauvre.

PORTUGAL| Ses anciennes colonies lui viennent en aide financièrement.

By : Palabre-Infos
Autrefois puissance intercontinentale incontestable, la suprématie du Portugal a fini par décliner au fur et à mesure de l’abandon de ses colonies. Aujourd’hui, dans une situation financière difficile, ce sont pourtant ces mêmes anciennes colonies qui, sans rancunes, participent à l’évacuation des gros nuages noirs du ciel lusitanien. Mieux encore, le Portugal pilote depuis Lisbonne et en totale symbiose avec ses anciens satellites, une mission pour glorifier et défendre la culture portugaise dans le monde entier.
« Nul n’est pauvre que celui qui pense qu’il l’est », affirme un proverbe portugais.

Au milieu du XVIe siècle, il est clair que ce pays était loin d’être pauvre puisqu’à la tête de plus de dix millions de kilomètres carrés, l’empire disposait de ressources infinies convergeant vers Lisbonne. Pourtant, progressivement, les colonies se sont émancipées, privant le Portugal de la majeure partie de ses richesses. De fait aujourd’hui, ce petit pays, calé entre les hauts plateaux ibériques du sud-ouest du continent européen et l’océan Atlantique, ne couvre que 2,1% du territoire de l’Union européenne, franchissant tout juste la barre des dix millions d’habitants. Et, en l’occurrence, l’économie du Portugal ne se remet pas de ses pertes coloniales, et ce malgré l’euphorie apportée par la révolution des œillets de 1974 et l’adhésion à la Communauté économique européenne en 1986. 

Le Brésil et l’Angola à la rescousse
 
Certes, les rentrées d’argent frais successifs venant tantôt du Fond monétaire international au début des années 80, tantôt de la CEE dans les années 90, ont permis au pays de moderniser son service public et en particulier son réseau de transport, sans pour autant apporter aux jeunes institutions démocratiques de quoi faire face aux éventuelles crises financières. De fait, dès qu’elle a franchi l’Atlantique, la crise a dévoré les fragiles et inexpérimentées finances du Portugal, les transformant en une cascade de cracks bancaires, immobiliers puis sociaux impossible à enrayer pour les gouvernements de gauche puis de droite. C’est pourquoi, à genoux, le pays s’est résolu à accepter l’assistance financière de la Troïka en juin 2011. 

Outre cette insuffisante perfusion de la Troïka, le pays continue à chercher des partenaires commerciaux. Et curieusement, la situation délicate du pays ne laisse pas indifférent les seuls partenaires européens ; les pays émergents de langue portugaise, Brésil en tête, se sont en effet empressés de venir en aide à Lisbonne. 
« Il est dans notre intérêt que le Portugal sorte de cette crise le plus rapidement possible », 
affirmait même il y a peu la présidente Dilma Roussef au Premier ministre portugais Passos Coelho. C’est pourquoi la Banque nationale brésilienne de développement (BNDES) est ainsi entrée dans le capital de grandes entreprises portugaises comme le cimentier Cinpor, Energias de Portugal ou le réseau de presse Radio e Televisão de Portugal, omniprésent dans le monde lusophone.

Plus surprenant encore, l’Angola se trouve également aux petits soins des entreprises portugaises. Que ce soit dans l’agroalimentaire, l’énergie ou le secteur bancaire, le pays s’inscrit désormais à la tête d’un capital d’actifs portugais relativement important. Il est à noter, par exemple, que la Sonangol (Sociedade Nacional de Combustíveis de Angola, société pétrolière nationale), détient, depuis fin 2011, 12,44 % des parts de la BCP (Banco Comercial Português), ce qui lui permet d’être actionnaire majoritaire et de prendre les rênes de l’entreprise (modifiant ainsi à souhait toutes ses structures administratives). 

Des investissements loin d’être anodins
 
De par leur ampleur d’abord, mais surtout de par leur visée politique, ces investissements revêtissent un aspect tout particulier pour ses pays émergents. En ce qui concerne l’Angola, ses investissements « envoient un signal politique fort », selon António Ennes Ferreira, professeur à l’ISEG (école supérieure d’économie et de gestion de Lisbonne), qui ajoute « c’est un moyen pour le pays de s’affirmer dans la sphère lusophone dont il espère tirer des bénéfices économiques ». Pour le Brésil, qui investit déjà depuis plusieurs décennies au Portugal, la ligne directrice suivie consiste à prendre le marché portugais comme un tremplin vers le reste de l’Europe. Dans le même temps, s’il est vrai que les politiques de privatisation tout azimut lancées notamment par le gouvernement de coalition de Pedro Passos Coelho ont pour but de récupérer un maximum de recettes, il est clair que le Portugal donne une longueur d’avance aux investisseurs de langue portugaise par rapport aux Chinois notamment, eux aussi à l’affût. 

En outre, l’envolée du taux de chômage des jeunes au Portugal pousse cette nouvelle génération très diplômée et sans perspective d’avenir à s’exiler sous d’autres cieux. Mais au lieu de rejoindre le nord du vieux continent, les Portugais partent dans l’hémisphère sud rejoindre des contrées qui ont besoin d’architectes et d’ingénieurs pour préparer la coupe du monde de football de 2014 et les Jeux olympiques de 2016, à l’instar du Brésil, ou pour reconstruire le pays ravagé pendant de longues années par une guerre civile, comme en Angola. Ces deux pays, contrairement au Portugal, ont les moyens de payer ces nouveaux travailleurs : l’un est désormais la sixième économie du monde, tandis que l’autre affiche un taux de croissance de 15% l’an. En somme, dans certains médias portugais, ces deux pays n’hésitent pas à exhorter les chômeurs à les rejoindre. Mieux, le premier ministre portugais, en personne, a exhorté début juillet ses jeunes chômeurs à émigrer vers ces deux pays au marché du travail dynamique. 

Étroite coopération
 
Si l’aspect économique revêt aujourd’hui, de par la crise financière qui touche les pays émergents, une importance toute particulière dans les relations qu’entretient le Portugal et ses anciennes colonies, il ne faut pas pour autant en négliger la bonne tenue des relations diplomatiques que le pays, présidé par Aníbal Cavaco Silva depuis 2006, échange désormais avec ses anciens territoires d’outre-mer. Cette normalisation des relations diplomatiques partait pourtant de très loin à la suite des meurtrières guerres d’indépendance en Afrique, principalement en Angola et au Mozambique, et des difficiles relations qui s’installèrent depuis l’indépendance du Brésil en 1822. Dans les années 80 ensuite, les guerres civiles ravageant Maputo et Luanda n’arrangèrent rien tandis qu’un conflit opposait toujours le Portugal à la Chine concernant le comptoir de Macao, rétrocédé définitivement à l’empire du milieu en 1999. 

Finalement, au début des années 90, sous l’impulsion des législatures du social-démocrate Aníbal Cavaco Silva et profitant d’un apaisement en Afrique subsaharienne, le Portugal s’est empressé de reconstruire ses relations suivant l’article 7 de la Constitution « Le Portugal maintient des liens d’amitié et de coopération privilégiés avec les pays de langue portugaise ». Dans cette optique, une Communauté des Pays de Langue Portugaise regroupant le Portugal, le Brésil, l’Angola, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, Sao Tomé-et-Principe, le Mozambique puis le Timor Oriental en 2002, voit le jour à Lisbonne en 1996. La CPLP a pour but de diffuser la culture lusophone à travers le monde, promouvoir l’état de droit dans tous les pays parlant le portugais, orchestrant par là même une étroite coopération politique puis économique entre ces différents pays.

Les derniers différends coloniaux classés, à l’instar du barrage hydroélectrique de Cahora Bassa abandonné en 2006 aux autorités mozambicaines, ont permis à la Communauté de se faire entendre sur la scène internationale, aidant notamment l’économie de l’archipel de Sao Tomé-et-Principe, soutenant les populations opprimées du Timor Oriental pendant la domination indonésienne et surtout luttant contre les coups d’état en Guinée Bissau. C’est d’ailleurs dans ce même pays bordant l’Atlantique que les efforts de l’organisation se portent aujourd’hui à la suite d’un nouveau coup d’état le 12 avril 2012. Sous le drapeau de la CPLP, le chef de la diplomatie portugaise Paulo Portas lançait même, le 19 avril au Conseil de Sécurité de l’ONU : «  Le temps est venu de dire non à la domination des armes sur les urnes », plaidant pour que l’ONU réagisse par la force pour « rétablir l’ordre constitutionnel ». 

Uniformisation du portugais
 
A défaut de s’aider, encore fallait-il se comprendre ! Si, à priori, les pays membres de l’organisation parlent tous la même langue portugaise, dans les faits c’est peut-être moins évident : des différences orthographiques subsiste encore entre le portugais du Portugal et celui du Brésil, par exemple, concernant à peu près 2% des mots du vocabulaire lusophone. C’est pourquoi, en concertation avec les pays de la CPLP, une réforme orthographique a été conçue pour permettre surtout à la communauté lusophone d’être reconnue comme langue à part entière de l’ONU. 

Toutefois, la réforme a suscité de grands mouvements de protestation au Portugal, notamment de la part de nombreux linguistes de l’Académie des Sciences de Lisbonne, qui estiment scandaleux que la CPLP privilégie l’orthographe brésilienne aux dépens de celle qui prévaut autour de Coimbra au motif qu’il se trouve plus d’habitants au Brésil qu’au Portugal, reléguant ainsi le portugais originel aux oubliettes. Pour beaucoup de Portugais, cette réforme est même vécue comme une humiliation, ne servant, pour eux, que les intérêts géopolitiques brésiliens. Cependant, tant à Lisbonne qu’à Praia, à Luanda ou Brasilia, la réforme a bien été adoptée partout, même si le gouvernement portugais s’est donné jusqu’à 2015 pour permettre aux habitants de s’habituer. 

Curieusement, au Portugal, la crise financière qui s’abat ne suscite pourtant pas de mouvement de protestation d’envergure. Si des causes consensuelles internes à la vie politique de l’État expliquent fortement ce phénomène, d’autres sources de cette paix sociale sont peut-être également à rechercher dans le maillage tant économique que diplomatiques que le pays lusitanien s’est efforcé de reconstruire avec ses anciens territoires. Dès lors, malgré sa petitesse financière et politique qui le caractérise aujourd’hui, le Portugal ne pense aucunement être pauvre, ce qui lui permet certainement de ne pas l’être encore.

Source: [ Agence Ecofin]

Espagne| Crise bancaire : 100 milliards d’euros prennent le nord

By : Palabre-Infos
(Agence Ecofin) - La crise bancaire (180 milliards d’euros de créances immobilières douteuses) et de dégradation de la note de huit régions autonomes ont incité le mois dernier les Espagnols à transférer hors de leur pays un montant record de 66,2 milliards d’euros. Les transferts ont été effectués principalement au profit de comptes sur livret ouverts dans les pays du nord de l'Europe.
Depuis le début de l’année ce sont près de 100 milliards d’euros qui ont quitté les établissements financiers espagnols pour des places plus solides.

L'Allemagne a son premier maire noir

By : Palabre-Infos
John Ehret
L'Allemagne a enfin son premier maire noir. En effet, John Ehret, 40 ans, est devenu maire du village de Mauer, 4000 habitants, situé près de Heidelberg. Il a remporté les élections municipales le 1er juin dernier en obtenant un peu plus de 58% des suffrages exprimés.

France| UMP : Duel fratricide pour 2017

By : Palabre-Infos
Jean François Copé et François Fillon
Le bal des prétendants, au sein de l'UMP, à la présidentielle de 2017 a déjà commencé. C'est toujours pareil aux lendemains de défaite. A peine Nicolas Sarkozy a-t-il remis les clés de l'Elysée à François Hollande que deux postulants à sa succession se sont mis à exacerber leur bagarre : François Fillon et Jean-François Copé.

INSOLITE | Espagne: Le sexe ne connais pas crise

By : Palabre-Infos
Vous cherchez une formation rapide et qualifiante avec un emploi grassement payé à la clé ? Suivez des cours de prostitution. L’Académie du plaisir, à Valence, est dans le collimateur de la justice espagnole : cette “école” proposait au grand jour une “formation professionnelle” au plus vieux métier du monde.

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